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FGC : une Assemblée Générale productive jeudi 22 août 2002 par Armand Cerkow
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THEMES ABORDES :
— Politique
n°16, juillet-août 2002
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Le 29 juin l’Assemblée générale annuelle statutaire du FGC se tenait dans le cadre particulièrement confortable de la salle du Conseil municipal de Saint-Denis. La matinée était consacrée au débat politique général et l’après-midi à l’activité du FGC.
Difficile de se réunir un week-end de départs en vacances et au terme d’un calendrier politique particulièrement chargé. La participation n’était donc pas massive et la liste des excusés impressionnante ; mais tout de même près d’une quarantaine de présents et surtout une représentation intéressante des régions avec des délégués de Rhône-Alpes, du Limousin, de Poitou-Charentes, de Normandie, de Champagne-Ardennes, de Picardie, de la région Centre et évidemment d’Ile-de-France. Pour alléger la réunion, le rapport d’activité du FGC avait été publié dans Confluences (juin 2002). Comme personne ne le contestait, après une courte présentation par Dominique Taddei des textes soumis à la discussion, on a pu passer directement au débat politique particulièrement riche et évidemment nourri par les dures secousses qu’a subies la gauche ces dernières semaines. Plus qu’à l’analyse des raisons de la défaite déjà largement entamée dans nos réunions précédentes, les participants ont souhaité se consacrer aux configurations et aux ambitions politiques possibles pour l’avenir. Tout le monde est d’accord pour critiquer l’abandon, par une large partie de la gauche partidaire, des catégories populaires, mais aussi pour constater que c’est également une large partie de ces catégories populaires qui ont abandonné les valeurs de la gauche. Il est demandé de ne pas trop relativiser le vote Le Pen comme simple vote protestataire. Comment regagner ces catégories dans un contexte rendu encore plus difficile par les enjeux européens et dans le cadre de la mondialisation libérale ? Dans ce contexte, un large accord se dessine sur le caractère illusoire et très dangereux d’une gauche qui se contenterait d’attendre l’alternance dans cinq ans sur la base du mécontentement à l’égard de la politique de la droite et profilerait dès à présent un candidat rassurant et forcément social-libéral. Un populisme de droite peut émerger, plus compatible avec la droite classique que ne l’est le FN qui déplace les lignes du paysage politique. Accord aussi pour considérer qu’une intervention politique forte est nécessaire pour sortir du thème dangereux de l’antimondialisation. Il faut nommer l’adversaire qui est la globalisation capitaliste et proposer la problématique d’une « altermondialisation » citoyenne et solidaire. Nous y consacrerons les travaux de notre université d’automne à Paris. Accord enfin pour porter au plus haut niveau les ambitions de redéfinition d’un projet politique pour la gauche. Une intervention forte de Patrick Viveret, partant des dangers devant lesquels se trouve aujourd’hui l’humanité, propose dans le cadre de cette alter mondialisation, de travailler à la fondation d’un « nouvel humanisme » permettant à la gauche de retrouver des ambitions du même niveau de radicalité qu’avait su le faire Jean Jaurès. Il est décidé d’intégrer ce thème du nouvel humanisme dans les travaux de l’université d’automne. La seconde partie de la journée visait à traiter des problèmes statutaires, adoption du rapport d’activité, rapport financier présenté par le trésorier et composition du collectif d’animation. Le tout est rapidement adopté de façon unanime. On trouvera les principales décisions dans la page suivante. Après le déjeuner on passe à la troisième partie de la discussion, celle sur l’activité du FGC. Une première série d’interrogations porte sur la création du réseau « Toute la gauche ». Tout le monde est favorable à cette initiative coordonnée par des revues dont Mouvements et souhaite qu’elle puisse réussir. Dans le même temps, chacun constate que très vite les partis politiques (à l’exception des Verts pour le moment) ont refermé tout espace de débat collectif, se sont repliés sur la préservation de leur appareil et n’envisagent des forums qu’autour d’eux dans la préparation de leurs congrès. Cette situation est regrettable mais doit, de l’avis de chacun, nous inciter, tout en poursuivant cette initiative avec ceux qui le voudront, à n’affaiblir en rien le rôle et l’activité propre du FGC et à pouvoir montrer à ceux que l’attitude des appareils déçoit qu’il est d’autres moyens de contribuer à une reconstruction-refondation de la gauche. Un second axe de débat porte sur la nécessité pour notre forum de ne pas être qu’un lieu d’élaborations d’idées mais aussi d’initiatives et d’actions politiques en recherchant une visibilité plus grande. Dans le même temps plusieurs intervenants insistent sur la nécessité d’être meilleurs que jamais dans l’élaboration de textes fondamentaux. Se posent également des problèmes de lisibilité de nos textes. C’est surtout dans un développement de notre journal Confluences que beaucoup voient la possibilité d’une meilleure lisibilité et visibilité. De ce point de vue, les propositions contenues dans le texte sur l’activité du FGC, visant à coopérer avec nos amis de l’ADELS en vue d’une transformation, d’un élargissement et d’un enrichissement du journal (notamment dans le travail avec toute une série de réseaux ) est chaudement soutenue. Troisième débat, il porte sur les thèmes que devra aborder le FGC en fin 2002 et 2003. Après l’université d’automne dont il faut assurer le succès en mobilisant tous nos réseaux et ceux proches de nous, nous assurerons notre participation au Forum social européen de Florence. Auparavant, il est souhaité que le débat qui devait s’ouvrir le 22 octobre sur « les formes nouvelles de la politique » soit transformé pour devenir un débat sur les « enjeux et les formes d’une politique de transformation sociale ». Cette demande est retenue. Par ailleurs le débat sur altermondialisation, engagé à l’université d’automne, sera précédé par la circulation de textes dés le début septembre puis conclu au mois de décembre par une réunion nationale du FGC. C’est sur cet ensemble de décisions que l’AG se conclut. |
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