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Dernière mise à jour : mercredi 19 novembre 2008
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Il y a primaires et primaires vendredi 13 janvier 2006 |
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DANS LA MEME RUBRIQUE :
THEMES ABORDES :
— Politique
n°52, janvier 2006
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Lorsque, voici un peu plus d’un an, nous avions parmi les premiers, dans le cadre de Voter Y, évoqué l’éventualité de primaires à gauche en vue de l’élection présidentielle, beaucoup nous ont regardés d’un air narquois d’autres d’un œil navré. Le soir du 29 mai, Henri Emmanuelli reprenait à son compte cette idée, mais surtout après l’expérience réussie en Italie par la coalition « l’Unione », ce thème a trouvé en France nombre de nouveaux adeptes. Le problème est que ce qui devrait être une étape majeure, dans le sens d’une nouvelle prise en charge par les citoyens de la politique, tend à se transformer dans la façon dont l’utilise le Parti socialiste en enjeu politicien, voire en petite manipulation d’opinion. Dernier avatar, François Hollande explique que le PS va désigner son candidat en ne faisant voter que les seuls adhérents de ce parti, mais que si d’aventure d’autres forces de la gauche se mettaient d’accord avec lui pour un candidat commun, ce dernier pourrait être désigné par le biais de primaires élargies aux sympathisants, étant entendu que le PS présenterait dans cette primaire le candidat désigné auparavant qui serait dès lors en concurrence avec ceux désignés par d’autres partis. C’est une singulière façon de limiter l’initiative et l’intervention citoyenne, mais c’est aussi une façon de renvoyer sur les autres, dont on sait déjà qu’ils y sont hostiles, le fait que les primaires ne se feront pas. Parmi les facteurs qui s’opposent à l’introduction de primaires figure en bonne place, dans l’argumentation des forces qui se situent à la gauche du PS, l’idée selon laquelle ce ne pourrait être que facteur de confusion politique vu l’état actuel des désaccords. Argument que l’on peut comprendre, mais qui ne vaut pas lorsque les mêmes refusent un système de primaires qui pourrait permettre d’endiguer la dispersion et de désigner un candidat commun aux forces de la gauche dite anti-libérale. Le débat est en réalité tellement faussé de tous côtés qu’on voit mal comment il pourrait déboucher dans l’année qui vient. Ce n’est pas une raison pour renoncer à tenter d’introduire à terme dans la culture politique, voire la législation française, une pratique qui serait susceptible de modifier les mœurs. |
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