![]() |
|
|
|
Dernière mise à jour : mercredi 19 novembre 2008
le navigateur libre firefox est conseillé pour ce site
|
|
|
|
La navette N°17, 20 février 2007 Les nouveaux enjeux du temps de travail : généraliser les 35 heures et supprimer le temps partiel subi La navette N°17, 20 février 2007 mercredi 21 février 2007 par Dominique Taddéi
|
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
THEMES ABORDES :
La Navette
La navette N°17 - 20 février 2007
|
Le débat actuel sur les 35 heures est voilé par un tissu d’incompétences. Malgré notre réticence à revenir sur un sujet sur lequel nous avons travaillé de longues années, au niveau international et national, il nous semble nécessaire, vis-à-vis des citoyens de bonne foi d’en rappeler les éléments essentiels.
Les comparaisons internationales (basées notamment sur des monographies d’entreprises de pays et de secteurs très différents) que nous avions eu l’honneur de coordonner, avaient démontré, dès 1996, qu’une réduction de la durée collective du travail peut s’effectuer sans augmentation des coûts unitaires de production, c’est-à-dire sans perte de compétitivité, préjudiciable à l’emploi, à la double condition de négociations collectives sur l’aménagement des horaires et d’un financement par tiers (1) : C’est approximativement la direction qui a été suivie, notamment dans la 1ère loi (2). D’après les études officielles (DARES, notamment), les gains d’emplois ont été finalement d’environ 350 000, sans perte de compétitivité ou d’attractivité, sans accélération de l’inflation ou baisse de l’investissement. Pour ramener les critiques à une plus juste mesure, nous les invitons à relire les catastrophes qu’ils nous promettaient en cas d’application de cette politique ! Ceci étant, le bilan de la politique de RTT suivie entre 1997 et 2001 n’est pas aussi satisfaisant qu’on aurait pu l’espérer, à la fois au plan de la création globale d’emplois que des conditions de vie d’une partie des intéressés. Avant de savoir ce qui pourrait être fait dans la prochaine mandature, il convient de comprendre pourquoi : * en termes de création d’emplois, il existe à la fois un très mauvais argument et une très bonne raison : * Il reste à revenir sur l’appréciation des salariés eux-mêmes, dont les candidats aux élections auraient intérêt à ne pas oublier qu’elle est restée largement positive, avant et après l’application des deux lois. En réalité, une bonne partie des justes critiques vient d’une mauvaise application du passage aux 35 heures. Pour ne prendre que le cas criant de l’Assistance Publique (mais toute la fonction publique de proximité pourrait en dire autant), ce sont les emplois supplémentaires correspondant (de l’ordre de 6% de l’effectif total), qu’il est urgent de créer, si on veut mettre fin à une dégradation dramatique des conditions de soin et de travail. De même, il faut rapidement étendre la loi aux très petites entreprises, notamment artisanales, sans quoi il ne faudra pas qu’elles viennent se plaindre de ne pas trouver suffisamment de main d’œuvre, jeune en particulier. Finalement, il ne faut jamais oublier que la question de la durée du travail est une question culturelle autant que de mentalités et qu’elle met essentiellement en cause le rapport entre les sexes. On en donnera deux exemples, pour l’avenir : Enfin, dans une optique de temps choisi, qui respecte l’ensemble des droits collectifs, il faudra désormais traiter ensemble la durée collective et des retraites choisies et progressives, seule véritable alternative à l’allongement de la durée des cotisations et à la paupérisation des plus anciens qu’elle nous prépare. -------------------------------------------------------------------- (1) : D. Taddei, « Réduction de la durée du travail (une revue de la littérature) », Fondation Européenne pour l’amélioration des conditions de travail, Dublin, 1997 ; G. Cette et D. Taddei, « Réduire la durée du travail », Le Livre de poche références, 2 éditions, Paris, 1998 et 1999 (2) La seconde a été l’inextricable maquis technocratique qui pousse inévitablement, quand les politiques laissent faire les arbitrages à des comités de hauts fonctionnaires, dont le plus grand nombre était originellement hostile à la démarche, ou du moins n’en avait pas saisi l’économie : les exemples abondent que seul l’esprit de charité nous interdit de citer. (3) Les simulations économétriques effectuées avec différents modèles, y compris officiels, se sont trouvées confirmées : elles fournissaient une estimation de plus d’un million d’emplois supplémentaires, en cas de réduction de 4 heures de la durée effective du travail, pour l’ensemble des salariés. |
|||
|
|
|
site
réalisé avec
SPIP
|