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La liberté de candidatures est un principe démocratique essentiel
La Navette N°18, 28 février 2007
lundi 12 mars 2007



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La Navette N°18

Elle ne peut pas être cadenassée ! C’est pourquoi le Forum de la Gauche Citoyenne avait déjà réclamé il y a plus de 5 ans l’adoption d’une procédure de parrainage citoyen.

Aujourd’hui, où tout est fait pour enfermer, dès le 1er tour, les citoyens dans un choix binaire, nous demandons :

- dans l’immédiat que les partis d’élus fournissent les parrainages nécessaires à l’ensemble des candidats, auxquels ils n’ont jamais hésité à demander leurs suffrages, notamment pour se faire élire aux 2èmes tours de toutes les élections. Ils en ont l’obligation civique.

- Au-delà de la présente élection, l’engagement ferme de tous les candidats à substituer à l’actuel parrainage des notables, dont les dérives s’aggravent, un parrainage citoyen, qui reposerait, soit sur un pourcentage minimum de voix obtenu lors d’un scrutin antérieur, soit, pour les nouveaux courants, sur une pétition d’initiative citoyenne, reposant sur un grand nombre de signatures, à l’instar des référendums locaux.

Le système du parrainage a été institué pour limiter le nombre de candidatures à l’élection présidentielle à vocation commerciale ou excentrique. Il est ainsi évident que, dans l’actuelle campagne, au delà de la quarantaine de candidatures auto proclamées, l’absence de tout filtre en eût entraîné un bien plus grand nombre, au point de dévoyer la campagne électorale ou de finir d’en obscurcir le sens pour un grand nombre de citoyens.

Le principe paraissant nécessaire, la modalité retenue qui en limite l’exercice aux seuls maires, conseillers généraux, régionaux et parlementaires relève d’un « parrainage notable », qui enferme les politiques dans un huis clos, où jeux tactiques et pressions inadmissibles l’emportent sur la légitimité d’un accès équilibré de tous les courants d’opinion aux suffrages de l’ensemble des citoyens. La question est donc d’envisager d’autres modalités, étant donné que le contrôle, toujours délicat, devrait en tout état de cause demeurer de la responsabilité du juge de la constitutionalité

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